Recherche

Catégories

Mercredi 24 septembre 2008
Le nationaliste Taro Aso, qui deviendra mercredi Premier ministre du Japon, a su construire sa popularité en flattant les "otakus", les jeunes passionnés de mangas et de jeux vidéo.

 

Connu pour son franc-parler mais aussi ses dérapages verbaux, M. Aso a entrepris ces dernières années, avec succès, de polir son image pour mieux passer auprès de l'opinion.

Depuis qu'une équipe de télévision l'a "surpris" en train de dévorer une bande dessinée en attendant son avion, il s'est présenté comme un "otaku" parmi des millions d'autres, fana de bande dessinée et de culture "pop" (mode, jeux vidéo, musique populaire).

M. Aso a créé le premier "Prix international du manga", se déguise en Humphrey Bogart lors d'un rassemblement de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est, lançant aux diplomates ébahis: "Je vous ai à l'oeil, les jeunes!"

Mieux, il tient meeting dans le temple des "otakus", le quartier branché d'Akihabara à Tokyo, lors d'une campagne avortée pour conquérir le pouvoir l'an passé.

Juché sur le toit d'une camionnette, il se présente aux jeunes passants comme un des leurs: "Habitants et ados attardés et fiers de l'être d'Akihabara, je suis Taro Aso!". "Grâce aux otakus, la culture populaire japonaise peut déferler dans le monde entier. Nous pouvons en être fiers!", lance-t-il par haut-parleur.

Dans un pays où un ministre des Affaires étrangères a très sérieusement nommé un personnage fictif, le chat du futur Doraemon, ambassadeur du dessin animé japonais, la stratégie fait mouche.

M. Aso s'attire la sympathie d'une frange des "otakus" et sa popularité monte en flèche dans la jeunesse.

"Les gens se sentent proches de Aso", estime Kyoji Yamaguchi, un producteur de théâtre de 31 ans habitué du quartier d'Akihabara. "Ils pensent qu'Aso partage l'état d'esprit des gens ordinaires, parce qu'il affirme lire des bandes dessinées chaque semaine comme n'importe quel salarié japonais".

La lecture des mangas, des bandes dessinées souvent faciles à lire, constitue un passe-temps favori de millions de Japonais, dans le métro, les cafés et même les supérettes de quartier où elles sont vendues.

"C'est l'un des rares politiciens qui comprenne les otakus", renchérit Rei Nekomi, un psychiatre qui arpente Akihabara déguisé en serveuse, un bandeau du chat rose, un personnage de manga, autour de la tête.

"J'espère qu'il pourra améliorer l'image des otakus et permettre à plus de gens de comprendre la culture populaire".

Un magasin du quartier a placé en vitrine des caricatures version "manga" de M. Aso et de l'ancien Premier ministre Yasuo Fukuda, aux côtés de gâteaux et tee-shirts à l'effigie de personnages de BD.

"Le Fukuda s'est bien vendu dans les jours qui ont suivi sa démission, mais l'Aso fait mieux depuis", rapporte le tenancier de la boutique, Norikazu Kurosou.

"Nous continuerons de réserver les meilleures places aux marchandises +Aso+ car il devrait continuer de focaliser l'attention dans les temps qui viennent", prévoit-il.

Les "otakus" restent néanmoins des citoyens et des travailleurs comme les autres, et nombre d'entre eux espèrent que le nouveau chef du gouvernement améliorera la situation de l'emploi.

"Ma principale inquiétude, c'est comment garder mon boulot", explique Akihiko Matsumura, un travailleur temporaire de 28 ans.

Il souligne que les "conditions d'emploi sont de plus en plus dures" et espère que M. Aso lancera des mesures pour sécuriser les emplois précaires.

Par LilOuo - Publié dans : Actu Japonaise
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 24 septembre 2008
le 23/9/2008 à 12h33  par AFP

Largement épargnée par la crise financière mondiale, la méga-banque japonaise Mitsubishi UFJ a annoncé lundi son intention de voler au secours de sa consoeur américaine en détresse Morgan Stanley, dont elle va acheter jusqu'à 20% du capital pour près de 6 milliards d'euros.

 

Au même moment, une autre grande institution financière japonaise, la maison de courtage Nomura Holdings, annonçait le rachat de toutes les activités en Asie-Pacifique de la banque d'affaires américaine en dépôt de bilan Lehman Brothers et la réembauche de chacun de ses 3.000 employés dans la région.

Mitsubishi UFJ Financial Group, la plus grosse banque du monde en termes d'actifs, a signé avec Morgan Stanley une lettre d'intentions en vue d'acquérir entre 10% et 20% de son capital et de former "une alliance stratégique mondiale", et ce "dès que possible", a-t-elle affirmé dans un communiqué.

Un responsable de Mitsubishi UFJ a ensuite précisé que le montant de la transaction serait vraisemblablement compris entre 400 milliards et 900 milliards de yens (2,6 et 5,8 milliards d'euros).

Fondée en 1935 et forte de quelque 50.000 employés, Morgan Stanley est, avec Goldman Sachs, une des deux dernières banques d'affaires de Wall Street à ne pas avoir été avalée ou déclarée en faillite.

La semaine dernière, en pleine panique boursière, ces deux banques avaient été très attaquées sur les marchés. Les rumeurs s'étaient multipliées sur une possible fusion de Morgan Stanley avec une banque commerciale comme Wachovia, ou sur une alliance avec un fonds souverain chinois.

Pour se mettre à l'abri, Morgan Stanley et Goldman Sachs ont en outre troqué leur statut de banques d'affaires pour celui de holdings. Elles seront ainsi habilitées à recevoir des prêts d'urgence de la Réserve fédérale (Fed), en contrepartie de règles de fonctionnement et de surveillance plus strictes.

L'entrée en scène de Mitsubishi UFJ, un géant né en 2005 de la fusion entre les banques Mitsubishi Tokyo et UFJ, constitue une surprise.

"Cette alliance stratégique avec Mitsubishi UFJ peut placer Morgan Stanley dans une position encore plus forte, car nous pourrons saisir des occasions sur des marchés financiers en rapide mutation", s'est félicité dans un autre communiqué le PDG de la banque américaine, John J. Mack.

Egalement lundi, Nomura Holdings a annoncé le rachat de toutes les activités en Asie-Pacifique de Lehman Brothers, qui a déposé son bilan le 15 septembre. Le montant de la transaction, non dévoilé officiellement, atteint 225 millions de dollars,

selon Dow Jones Newswires. Nomura est également sur les rangs pour la reprise des activités de Lehman en Europe, en concurrence avec la britannique Barclays qui a déjà repris les actifs américains.

Les banques japonaises, dont beaucoup avaient frisé l'effondrement lors d'une crise financière dans les années 1990, ont traversé depuis une douloureuse phase de consolidations et de restructurations. Elles sont également devenues allergiques aux investissements hasardeux, et ont évité de trop s'exposer aux crédits à risques immobiliers américains "subprime".

La crise actuelle constitue, pour elles, une excellente occasion de redevenir des acteurs de premier plan sur la scène économique mondiale.

"Les institutions financières japonaises sont peu affectées par la crise du subprime et sont relativement riches en trésorerie par rapport à leurs rivales étrangères", explique Masatoshi Sato, stratège chez Mizuho Investors Securities.

"Il est réaliste de penser que des entreprises japonaises, comme Nomura, vont saisir l'occasion pour acheter des actions et faire des affaires avec des concurrentes en difficulté, afin d'accroître leurs opérations à l'étranger", fait-il remarquer.

"Les affaires que nous achetons sont extrêmement efficaces et sont dotées d'excellents cadres et personnels", s'est d'ailleurs félicité le PDG de Nomura, Kenichi Watanabe, selon qui "c'est une occasion qui ne se présente qu'une fois par génération".

Par LilOuo - Publié dans : Economie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 24 septembre 2008

Bonjour à tous,

C'est dernier temps avec la rentré et tout ce qui va avec je n'ai pas eu le temps de beaucoup m'occuper du site
et je tenais à m'en excuser auprès de vous tous.

J'espère que votre rentrée c'est bien passée =)

Bonne fin de semaines à tous ^^

Par LilOuo
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 27 août 2008

Un travailleur humanitaire japonais enlevé ce matin par des talibans dans l’est de l’Afghanistan a été libéré dans l’après-midi au cours d’une opération de police qui a mobilisé des centaines de policiers et d’habitants, a-t-on appris auprès du ministère de l’Intérieur. "Il a été retrouvé dans les montagnes, en bonne santé", a-t-il ajouté. AFP

Par LilOuo - Publié dans : Actu Japonaise
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 27 août 2008

Le budget de l’Etat japonais pour l’année d’avril 2009 à mars 2010 risque de pâtir du coût plus élevé de la dette publique et d’une hausse des dépenses sociales, ont affirmé mardi les médias japonais, de sources gouvernementales non précisées. Les demandes de crédits pour l’année prochaine, que les ministères et agences doivent formuler avant la fin du mois, se montent à 85.690 milliards de yens (530 milliards d’euros), selon plusieurs journaux nippons, à comparer à un budget initial de 83.060 milliards de yens pour cette année. D’après les médias, l’augmentation des besoins budgétaires tiendrait essentiellement au coût de la dette qui s’élèverait en 2009-2010 à quelque 22.400 milliards de yens (en hausse de 2.200 milliards sur un an), "les prévisions prenant en compte une progression des taux d’intérêt à cause de l’inflation". L’endettement du Japon est proportionnellement le plus élevé des pays développés, atteignant en 2007 environ 180% du produit intérieur brut (PIB), à cause de nombreux plans de relance économique mis en oeuvre pour redresser le pays après l’éclatement de la bulle immobilière et financière lors de la précédente décennie. Le ministre des Finances, Bunmei Ibuki, devrait arbitrer avec sévérité les requêtes des ministères et agences avant d’établir un projet budgétaire, d’autant que les recettes d’impôts tendent à baisser sur fond de ralentissement économique. Le gouvernement, qui prépare actuellement un nouveau programme de soutien à l’économie, veut éviter dans la mesure du possible d’alourdir encore la dette. M. Ibuki a souhaité que l’Etat n’ait pas à émettre de nouvelles obligations pour financer le paquet de mesures à l’étude, lesquelles sont destinées à aider les secteurs touchés par l’inflation des prix du pétrole et des matières premières et à dynamiser la consommation intérieure.

www.lesechos.fr

Par LilOuo - Publié dans : Economie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Créer un Blog

Images Aléatoires

Liens

Liens

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus